Le 15è Festival des Andalousie Atlantiques salue le vivre ensemble marocain


28/10/2018

« L’exception marocaine » en matière de vivre-ensemble harmonieux et de dialogue entre les communautés religieuses, musulmane et juive, a été mise en avant à l’occasion d’un forum organisé, les 26 et 27 octobre 2018 à Essaouira, dans le cadre de la 15è édition du Festival des Andalousies Atlantiques.

Les intervenants lors de ce forum, baptisé ‘’L’Ecole d’Essaouira, l’importance du lieu, l’importance du lien’’, ont été unanimes à louer les grands efforts consentis par le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour la promotion des valeurs universelles de paix, de tolérance, d’ouverture et de dialogue, insistant sur la nécessité de persévérer sur cette voie pour préserver ces acquis et constituer ainsi un rempart contre tous ceux qui prêchent la discorde, l’intolérance, la fracture et le déni.

Ils ont, dans ce sens, souligné l’importance de l’éducation comme socle de promotion et de diffusion de cette culture d’ouverture, de pluralisme et d’acceptation de l’Autre.

Dans ce sens, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, s’est attardé sur cet esprit d’ouverture et de tolérance qui règne depuis des siècles au Maroc. Une réalité irréversible et palpable, qui fait l’objet d’un consensus national, a-t-il indiqué.

« Ce que vous vivez réellement à Essaouira en tant qu’espace de convivialité et de coexistence, n’est pas une utopie, c’est une réalité », a-t-il affirmé, faisant savoir qu’à Essaouira, « nous avons à la fois la fierté, mais également la grande responsabilité de témoigner d’une proximité, d’une capillarité et d’une porosité qui n’existaient et n’existent nulle part ailleurs, et qui ont toujours caractérisé la relation entre Islam et Judaïsme ».

Et d’ajouter que l’ADN de la cité des alizés est nourri par ces siècles d’entente, de partage, de fraternité et de complicité au sens le plus noble du terme, à la fois spirituelle et intellectuelle, mais aussi par l’attachement constant et renouvelé de tous à la Patrie et à la volonté de bâtir à la fois cette histoire et cette mémoire collectives.

« Notre histoire n’est pas seulement celle de la nostalgie ou de l’évocation d’un passé lointain, elle est celle d’une civilisation vivante qui s’exprime et se met au futur, en s’inscrivant au plus profond d’un consensus national fort du leadership visionnaire de SM le Roi Mohammed VI », a-t-il soutenu.

Dans le même ordre d’idées, M. Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Ouléma, a démontré, de manière palpable et tangible, que ce que fait le Maroc en matière de coexistence et de dialogue entre les religions « n’est pas de la cosmétique, mais une réalité irréversible », notant que la démarche du Royaume est ancrée dans la Constitution, dans toutes les initiatives entreprises par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ainsi que dans les diverses actions menées par les différents départements.

Dans la foulée, il a rappelé le message Royal adressé par le Souverain aux participants à une table ronde de haut niveau au siège de l’ONU sur « Le pouvoir de l’éducation pour prévenir le racisme et la discrimination : le cas de l’antisémitisme ».

Et de faire observer que dans ce message, SM le Roi a souligné l’importance de la fibre éducationnelle pour tisser la paix, qui va être une paix pérenne et non pas une paix occasionnelle, faisant constater que le Maroc corporifie et personnifie cette orientation et a cumulé une expérience digne d’être connue et plus visible pour servir de source d’inspiration.

M. Rachid Belmokhtar, ancien ministre de l’Education nationale, est revenu, lui, sur le rôle majeur de l’éducation dans la promotion des valeurs de tolérance et d’ouverture, notant que le travail remarquable qui se fait à Essaouira, grâce à une multitude d’initiatives entreprises notamment, par la société civile locale, mérite d’être transmis dans les salles de classe, car il représente une véritable source de fierté pour le pays.

« Essaouira a connu une véritable renaissance ces dernières années en misant sur la culture comme moteur de sa dynamique locale. Un choix judicieux qui a permis à cette belle cité de consolider sa notoriété à l’international », s’est félicité M. Belmokhtar.

De son côté, le Rabbin David Rosen, directeur des affaires inter-religieuses du Comité des Juifs Américains (American Jewish Committee-AJC), a salué l’exemple notoire donné par la ville d’Essaouira et le Maroc en général de cette tolérance et de cette coexistence entre Musulmans et Juifs depuis des siècles en terre d’Islam.

« La bonne nouvelle c’est ici, à cette place, c’est ce festival des Andalousies Atlantiques. La bonne nouvelle c’est Essaouira, c’est le Maroc, c’est l’histoire de la collaboration entre Juifs et Musulmans dans le passé et dans le présent », a-t-il lancé.

M. Rosen a, dans ce sens, affirmé que les membres de l’AJC ont été très « impressionnés », durant leur visite, par la beauté et la splendeur de l’héritage juif marocain ainsi que par le respect et la sympathie dont jouit la communauté juive dans le Royaume notamment, auprès de leurs concitoyens musulmans.

Il a aussi tenu à louer la volonté des organisateurs du festival de préserver cet héritage juif si particulier et si exceptionnel, à travers les événements et manifestations qu’ils veillent à organiser à Essaouira.

Rappelant les belles et magnifiques histoires de collaboration et de coopération entre Juifs, Musulmans et Chrétiens, que beaucoup de gens ignorent, M. Rosen a souligné l’impératif de revivifier et de renforcer cette collaboration pour déconstruire les clichés et les stéréotypes et combattre l’extrémisme et la violence qui menacent l’avenir de l’Humanité toute entière.

Au terme de ce forum, plusieurs témoignages ont été livrés de manière spontanée par l’assistance composée d’éminents intellectuels, chercheurs et de célèbres artistes, qui se sont dits fort impressionnés par le degré de développement de la ville et par sa vocation d’être un véritable espace de convivialité, d’ouverture, de dialogue et de respect mutuel de la différence et du pluralisme.